Audio-Vidéo : Real-0705-6
Réalisme et Merveilleux dans Claire of the Sea Light d'Edwidge Danticat et dans Parabole du failli de Lyonel Trouillot
Auteur(s) : Scheel, Charles W.
Année de publication :

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Éditeur(s)
: CRILLASH : Centre de Recherches Interdisciplinaires en Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines
Extrait de : "Réel merveilleux, réalisme merveilleux, réalisme magique et baroque (III)" : Journée d'étude interdisciplinaire, le 07 mai 2015. Université des Antilles et de la Guyane
Description : On se penchera en tant que comparatiste sur deux romans publiés en 2013, l'un en France et en français par un auteur haïtien vivant en Haïti, et l'autre en anglais à New York par une auteure née en Haïti mais vivant depuis plus de trente ans aux Etats-Unis. Il s'agira de montrer que, par-delà de nombreuses différences, ces oeuvres partagent des préoccupations communes, tant sur le plan des thèmes (fondamentalement celui de la survie en conditions hostiles, voire traumatisantes) que sur celui d'aspects formels. Ces romans allient réalisme et merveilleux, non pas dans l'esthétique si particulière et exigeante formulée par Alexis dans son manifeste du Réalisme merveilleux des Haïtiens, mais dans une combinaison d'engagement social et d'écriture discrètement poétique. Chez Danticat, le discours, davantage centré sur des questions féministes que sur la lutte des classes, repousse les frontières de la conscience linguistique, sociale et littéraire au sein de la diaspora haïtienne aux E.U., dans des directions qu'Alexis, en tant qu'homme et médecin éduqué en France, et activiste politique des années 1950, n'aurait pu prévoir. Dans Parabole du failli, Lyonel Trouillot aborde lui la question de la solidarité masculine dans la perspective de relations amicales basées sur une passion commune de la poésie et obscurcies par une tragédie. Le discours dans ce roman est fort éloigné de celui d'autres écrivains haïtiens contemporains, plus à l'aise dans une veine érotique machiste et/ou vaudouisante. Il est aussi bien plus poétique que celui de Danticat, dont l'anglais reste sobre et beaucoup moins expressif. De tels constats bousculent des stéréotypes répandus sur des écritures soi-disant « masculines » ou « féminines ». Il convient aussi de préciser les rapports respectifs de ces oeuvres à une esthétique incluant le merveilleux.
Siècle(s) traité(s) : 21
Permalien : http://www.manioc.org/fichiers/V15205
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