Dans la forêt, le cri est langage

« Les Bonis chassent trois sortent de singe, [...] », et je suis l'un d’entre eux.

Qui suis-je ?
Date de publication : 10 novembre 2025
Jauneau Georges, "Un singe" (source : Manioc). Domaine public
  • Indice n°1
    Unique parmi les primates néotropicaux, je possède une vision trichromatique. Cette aptitude est une forme d'intelligence sensorielle née de l'adaptation à mon milieu.
  • Indice n°2
    Je me fais entendre « surtout le matin, à l'heure où les coqs réveillent les habitants du village », et je suis même « capable de donner en même temps des sons aigus et des sons graves, de manière à faire croire que deux individus s'accompagnent »
  • Indice n°3
    Mon cri, audible à 4,8 km, est un langage social codé, rempli d’informations précises : identité, localisation, état du groupe, limites du territoire et entre autres, disponibilités alimentaires.
  • Réponse
    Valette R., "Singe hurleur et macaque. D'après le texte" (source : Manioc). Domaine public

    Je suis le singe hurleur !

    Les alouates ou singes hurleurs font partie de la famille des Atelidae, ils sont herbivores et frugivores. Leur nom vernaculaire est inspiré de leur production sonore très particulière. Jules Crevaux, médecin de la Marine et explorateur des Guyanes en décrit le mécanisme avec précision : « L'examen attentif de l’appareil vocal du singe hurleur nous rend compte de ce phénomène. Chez lui, l'air sortant des poumons par la trachée peut suivre en même temps deux directions différentes : ou sortir directement par la glotte, ou passer par une énorme cavité creusée dans l'os hyoïde, et qui forme un véritable résonateur. L'air qui sort directement donne les sons aigus, tandis que celui qui passe dans la caisse de l'os hyoïde produit les sons graves et sonores ». Crevaux Jules, Voyage d'exploration dans l'intérieur des Guyanes (1876-1877).