Des bouts et débats, une étude des coiffes martiniquaises
Vincent Calvet
Dans la tradition populaire martiniquaise récente, le nombre de pointes d’une coiffe aurait une signification et révèlerait le statut de la femme qui le porte. Mais, d’où vient réellement ce code ? Manioc a mené l’enquête...
« Le nombre de pointes au foulard de tête, lui répondis-je, est fort utile à celle qui souhaite, sans mot dire, informer quelqu’un de son statut et de sa situation personnelle, en signalant aux éventuels séducteurs inconnus son niveau de disponibilité sentimentale : une pointe signifiant "cœur à prendre", deux pointes "coeur pris" et trois pointes "femme mariée... " Monsieur Hearn ayant naïvement demandé s’il n’existait pas de madras noué à quatre pointes, je lui répondis, moqueuse, que si un tel madras avait – ce qu’à Dieu ne plaise – existé, il aurait sans doute signalé que, dans le coeur de sa porteuse, il y avait de la place pour tout le monde ! »
« Le nombre de pointes au foulard de tête, lui répondis-je, est fort utile à celle qui souhaite, sans mot dire, informer quelqu’un de son statut et de sa situation personnelle, en signalant aux éventuels séducteurs inconnus son niveau de disponibilité sentimentale : une pointe signifiant "cœur à prendre", deux pointes "coeur pris" et trois pointes "femme mariée... " Monsieur Hearn ayant naïvement demandé s’il n’existait pas de madras noué à quatre pointes, je lui répondis, moqueuse, que si un tel madras avait – ce qu’à Dieu ne plaise – existé, il aurait sans doute signalé que, dans le coeur de sa porteuse, il y avait de la place pour tout le monde ! »
Dans cet extrait, Ina Césaire recrée un échange fictif entre Lafcadio Hearn et sa servante lorsqu’il vivait à Saint-Pierre entre 1888 et 1890. Il ne nous est pas possible de vérifier si cette conversation a réellement eu lieu, et le texte d’Ina Césaire a été écrit en 2009, soit plus de 120 ans plus tard. Lorsqu’on relit l’œuvre martiniquaise de Lafcadio Hearn, on peut y découvrir des détails sur les mœurs de Saint-Pierre, sur les différents emplois des femmes, sur la vie en Martinique, mais jamais le moindre mot sur la signification des coiffes à pointes.
Le fait qu’il n’y ait nulle mention du sens des coiffes chez Hearn est troublant, d’autant plus que c’est typiquement le genre de détail dont il raffolait. Toutefois, la littérature est pleine de récits de voyageurs venus en Martinique au 19e siècle ce qui devrait permettre de lever le doute.
Si l’on cherche chez Louis Garraud, dans son ouvrage Trois ans à la Martinique, publié en 1892, il est bien fait mention de mouchoirs avec des pointes mais de manière uniquement descriptive :
« Mais quel que soit leur âge, les femmes du peuple mettent leur principale coquetterie dans l'arrangement de leur coiffure. Les fillettes se parent d'un foulard de soie, de teinte vive, tendu sur le front et relevé derrière la tête pour mettre à découvert leurs cheveux nattés et roulés avec soin.
Vers dix-huit ans, la jeune fille prend tête, c'est-à-dire, en langage du pays, échange le foulard contre le madras. Le madras est un large mouchoir des Indes, en coton, à grands carreaux voyants. A ces carreaux, des ouvrières spéciales ajoutent, avec' le pinceau, des lignes et des bandes de couleur jaune de chrome. Cela s'appelle ici calander le madras. On donne ensuite au madras, ainsi peint, la forme voulue, selon la personne à laquelle il est destiné. Mais quelle variété et quelle recherche dans la disposition des bandes jaunes, dans l'arrangement des plis, et surtout dans la rigidité et dans la direction des pointes des mouchoirs ! Ces pointes affectent les formes les plus diverses pour s'harmoniser avec les physionomies. Tantôt elles sont fièrement dressées comme des crêtes de coq, tantôt écartées et ouvertes comme des ailes d'oiseau, tantôt enfin baissées vers la terre en signe de modestie. »
« Mais quel que soit leur âge, les femmes du peuple mettent leur principale coquetterie dans l'arrangement de leur coiffure. Les fillettes se parent d'un foulard de soie, de teinte vive, tendu sur le front et relevé derrière la tête pour mettre à découvert leurs cheveux nattés et roulés avec soin.
Vers dix-huit ans, la jeune fille prend tête, c'est-à-dire, en langage du pays, échange le foulard contre le madras. Le madras est un large mouchoir des Indes, en coton, à grands carreaux voyants. A ces carreaux, des ouvrières spéciales ajoutent, avec' le pinceau, des lignes et des bandes de couleur jaune de chrome. Cela s'appelle ici calander le madras. On donne ensuite au madras, ainsi peint, la forme voulue, selon la personne à laquelle il est destiné. Mais quelle variété et quelle recherche dans la disposition des bandes jaunes, dans l'arrangement des plis, et surtout dans la rigidité et dans la direction des pointes des mouchoirs ! Ces pointes affectent les formes les plus diverses pour s'harmoniser avec les physionomies. Tantôt elles sont fièrement dressées comme des crêtes de coq, tantôt écartées et ouvertes comme des ailes d'oiseau, tantôt enfin baissées vers la terre en signe de modestie. »
Est-il possible que Louis Garraud, décrivant les coiffes des femmes antillaises, n’ait rien su du code associé, en ayant vécu trois années en Martinique ? Peut-être ne jugea-t-il pas utile d’en faire part à son public ? À moins que corseté par la morale, il se soit censuré sur ce point ?
Prenons un auteur que la morale n’étouffe point et qui se permet des jugements sur toutes les femmes du monde : Pétrus Durel. Dans son ouvrage, La Femme dans les colonies françaises, publié en 1898, l’auteur fait l’étalage de tous les clichés possibles sur les femmes, que ce soit physique ou moral. Lorsqu’il en vient à traiter de la femme martiniquaise, il distingue les différents degrés de métissage pour en faire des portraits pseudo-scientifiques sur la forme des seins, la largeur des hanches, la taille des sexes, etc. Dans le paragraphe sur les tenues des femmes toutefois, il est d’une étonnante sobriété :
« Les négresses, de leur côté, portent la chemise brodée avec la jupe aux couleurs criardes. Au sommet de la tête : le madras jaune surchargé d’épingles et de broches. » (p. 135)
Nul doute que si la coiffe à 4 bouts lui était connue, il en aurait longuement disserté. Mais, Pétrus Durel n’avait pas la prétention de dresser des portraits fidèles des femmes des colonies, qu’il n’a du reste, pas connues. Il se base certainement sur des propos rapportés et des fantasmes de son temps et son milieu.
En revanche, nous avons un texte très intéressant de Salavina, Saint-Pierre, la Venise tropicale (1870-1902), écrit en 1907 qui a l’intention de faire revivre Saint-Pierre avant la catastrophe par l’évocation de scènes diverses de la vie quotidienne des habitants. Salavina était très attaché à sa ville et fait un admirable effort de mémoire pour nous transmettre l’organisation sociale de la ville, sa dynamique, ses lieux, ses coutumes. Son témoignage est précieux. Or, à aucun moment dans son récit il n’évoque la signification des coiffes des jeunes femmes. Et pourtant, il parle beaucoup des femmes et il les décrit précisément ! Issu de la petite bourgeoisie des mulâtres, il fréquente aussi bien les jeunes femmes des milieux populaires que les femmes de sa classe et avec un ton volontiers badin. Là encore, si les coiffes avaient eu une signification, il n’aurait pas hésité à raconter des anecdotes à ce sujet. Ce n’est pas le cas.
Nous pourrions poursuivre notre recherche en parcourant des textes ultérieurs que ce soit celui de William Dufougeré, Madinina, reines des Antilles, publié en 1929, ou celui de Marthe Oulié, Les Antilles filles de France : Martinique, Guadeloupe, Haïti, en 1935. Mais, ils n’apportent aucun autre élément, si ce n’est que l’absence d’évocation de la signification des coiffes confirme l’idée que le nombre de pointes n’avait peut-être pas le sens qu’on leur attribue aujourd’hui.
De nombreux ouvrages, après la seconde guerre mondiale, rapportent que le nombre de pointes sur la coiffe est codé. Ainsi, dans l’ouvrage de référence de Lyne-Rose Beuze, Costumes créoles, publié en 1999, on peut lire que les coiffes ont un sens en fonction du nombre de bouts dans les mêmes termes qu’Ina Césaire – qui s’est peut-être servi de ce texte pour composer le sien dix ans plus tard. On trouve également la même explication dans l’ouvrage technique sur les confections des coiffes anciennes, de Mireille Léopoldie-Lésel : elle présente les coiffes à 1, 2, 3 et 4 bouts ! Et c’est dans la préface, rédigée par Lyne-Rose Beuze que l’on retrouve le sens porté à ces coiffes. La coiffe à pointes semble aujourd’hui faire consensus sur le sens caché qu’on lui prête.
Dans son mémoire sur le costume traditionnel aux Antilles, Danièle Granvisir-Clerc décrit tous les costumes, robes et coiffes, en s’appuyant sur les illustrations et photographies anciennes. Elle retrace l’histoire du costume et surtout son déclin dès la fin du 19e siècle, du fait du coût élevé du tissu, de la crise importante que connaît l’île à ce moment et de la mode européenne qui s’installe au même moment, dans un esprit d’assimilation à la métropole, mouvement laïque dynamique autour des figures de Marius Hurard et d’Ernest Deproges. C’est dans ce contexte que les robes dites « grand robes », douillettes ou gaules, sont progressivement délaissées au profit de robes plus simples même si le mouchoir de madras reste populaire pour les coiffes. L’étude exhaustive que propose Danièle Granvisir-Clerc permet de voir comment le costume évolue dans le temps jusqu’à sa folklorisation contemporaine après une exploitation farfelue à travers la publicité du rhum ou des croisières. Dans la masse de son travail, elle ne consacre qu’un demi-paragraphe à la signification des coiffes à pointes. Elle ajoute :
« Au-delà de la coquetterie, c’est tout un langage qui est véhiculé par les coiffes à bouts. La femme, par le jeu des pointes raconte sa vie intime. Elle dit par ces signes si elle est déjà engagée dans une vie amoureuse ; dans ce cas, les deux pointes de son foulard le montrent. Ce langage amoureux n’est décodé que par des hommes avertis. » (p. 59)
Elle ne cite qu’une seule source, La Gazette de la Martinique, de 1964, une date relativement tardive.
Mais alors, d’où vient cette histoire de code secret des coiffes ? Une partie de la réponse pourrait venir de la tenue des jeunes filles mineures : elles portaient une robe « ti-collet » avec une coiffe souvent à un bout. C’est attesté par de nombreux documents et repris dans l’ouvrage de Lyne-Rose Beuze également. On peut voir au musée d’histoire et d’ethnographie de Fort-de-France une poupée avec cette tenue et sur son cartel on peut lire :
« Line est jeune, elle n’a pas plus de 16 ans, elle porte la robe « ti-collet » à manches longues et à petit col officier en tissu de cotonnade ou en indienne fleurie. Sa tête est nouée d’un simple mouchoir parfois en soie, à un bout »
Nous avons là une tenue de jeune fille, vierge, qui correspond à un état de la jeune femme, mineure et non engagée sentimentalement. De là à dire que son cœur est à prendre, il n’y a qu’un pas.
Nous l’avons vu avec Louis Garraud, entre 18 et 20 ans, la jeune femme « prend tête », c’est-à-dire qu’elle quitte la robe ti-collet pour prendre une colinette (robe à queue) et retire sa coiffe à 1 bout pour une coiffe à 2 bouts. Salavina raconte d’ailleurs le passage d’un costume à l’autre :
« Les filles du peuple ne quittaient qu’à regret ce costume. Il affichait leur virginité. En "entrant dans leurs meubles", ou à leur premier enfant, - lorsqu’elles s’oubliaient à en faire, - elles s’en dessaisissaient forcément. Elles s’obstinaient parfois à le porter quand même, malgré l’amant connu. Cet entêtement, à conserver, quoique femme, leur costume de vierge, leur valut une fois, de la part de leurs amies, plus franches, une chanson mordante, mais trop sale pour être citée ici. […] Là-bas, dès qu’elle se payait le luxe d’un amant, la jeune fille devait échanger sa robe courte contre une robe à queue, le petit foulard contre un grand. C’était inscrit en lettres d’or dans le code social de ces dames. Malheur à celles qui lui désobéissaient. »
« Les filles du peuple ne quittaient qu’à regret ce costume. Il affichait leur virginité. En "entrant dans leurs meubles", ou à leur premier enfant, - lorsqu’elles s’oubliaient à en faire, - elles s’en dessaisissaient forcément. Elles s’obstinaient parfois à le porter quand même, malgré l’amant connu. Cet entêtement, à conserver, quoique femme, leur costume de vierge, leur valut une fois, de la part de leurs amies, plus franches, une chanson mordante, mais trop sale pour être citée ici. […] Là-bas, dès qu’elle se payait le luxe d’un amant, la jeune fille devait échanger sa robe courte contre une robe à queue, le petit foulard contre un grand. C’était inscrit en lettres d’or dans le code social de ces dames. Malheur à celles qui lui désobéissaient. »
Ainsi, les 2 bouts signifient que la jeune femme est sortie de l’enfance. Dans le récit de Salavina on comprend très vite que l’avenir des jeunes femmes passe par la liaison avec un homme qui lui assurera une partie de sa subsistance. Le changement de statut passait donc par un changement de tenue.
Enfin, concernant les coiffes à 3 bouts, on ne trouve pas de témoignage particulier. Néanmoins, dans les croquis réalisés par Alice Albane entre 1913 et 1920, conservés aux Archives territoriales de Martinique, on trouve des femmes avec des madras à 1, 2 ou 3 bouts. Les portraits à 3 bouts paraissent être des femmes plus mûres sans que ça soit un critère certain.
Dans un article de Léona Gabriel-Soïmé, publié en 1961, elle précise les choses :
« Il n’y a jamais eu de tête à quatre bouts en Martinique. Les coiffes à deux bouts étaient pour les jeunes filles et les vieilles filles. Les coiffes à trois bouts étaient portées par les femmes mariées ou non. En madras pour les plus fortunées, en mouchoir ou coco z’aloye pour les plus pauvres. » (p. 15)
Il semblerait donc que ce fameux « code » ait été établi après la Seconde guerre mondiale, à un moment où les femmes ne s’habillaient plus en costumes traditionnels. Ainsi, on peut comprendre comme les coiffes à 1, 2 ou 3 bouts ont pu aboutir aux sens « cœur à prendre », « femme engagée », puis « femme mariée », en revanche l’ajout d’un sens pour une coiffe à 4 bouts semble bel et bien une invention tardive sans fondement, uniquement pour susciter un peu d’excitation érotique auprès des hommes. Il s’agit clairement d’un canular et Ina Césaire dans Moi, Cyrilia ne lui accorde pas réellement de crédit, prenant cette coiffe à 4 bouts comme une blague de Cyrilia, la gouvernante.
Dans son mémoire, Danièle Granvisir-Clerc montre que le renouveau pour le costume traditionnel, en Martinique comme ailleurs en France, s’est développé autour des années 60 avec une double volonté, d’une part faire connaître les traditions des anciens, transmettre le savoir-faire sur les costumes et les coiffes, et d’autre part une recherche de valorisation identitaire martiniquaise. Elle n’hésite pas à parler d’« instrumentalisation du costume » lorsqu’il est porté en carnaval par exemple ou par des écoliers, hors de tout contexte. Cette critique peut s’entendre dans une logique de déconstruction des stéréotypes véhiculés par la publicité ancienne et qui a pu servir de base à ce renouveau pour le goût des costumes traditionnels. Danièle Granvisir-Clerc explique que la naissance du folklore en Martinique s’est amplifiée avec la départementalisation et la volonté de préserver les traditions contre l’assimilation. Plusieurs groupes arpentent les campagnes et les mornes à la recherche des vestiges des traditions passées. Ce sont surtout les chants et les danses qui sont la priorité des groupes et non les costumes.
« Quand les premiers groupes folkloriques se créent, il y a en arrière-fond une recherche identitaire et une volonté de se réapproprier un passé qui risquait d’être absorbé par le modernisme. La reculturation va consister à valoriser les musiques et les rythmes anciens et les mettre en scène. Le costume créole dans toute son authenticité n’est pas la priorité des groupes ; il n’est qu’un élément décoratif qui contribue à plonger le spectateur dans un passé fabriqué. D’autre part, le groupe folklorique est l’ambassadeur de la Martinique et c’est cette image qu’elle représente aux étrangers, aux touristes. L’image de la Martinique se trouve dès lors associée au costume créole : une jupe en madras, un corsage brodé, un foulard sur l’épaule, une coiffe à bouts et nombreux bijoux. »
« Quand les premiers groupes folkloriques se créent, il y a en arrière-fond une recherche identitaire et une volonté de se réapproprier un passé qui risquait d’être absorbé par le modernisme. La reculturation va consister à valoriser les musiques et les rythmes anciens et les mettre en scène. Le costume créole dans toute son authenticité n’est pas la priorité des groupes ; il n’est qu’un élément décoratif qui contribue à plonger le spectateur dans un passé fabriqué. D’autre part, le groupe folklorique est l’ambassadeur de la Martinique et c’est cette image qu’elle représente aux étrangers, aux touristes. L’image de la Martinique se trouve dès lors associée au costume créole : une jupe en madras, un corsage brodé, un foulard sur l’épaule, une coiffe à bouts et nombreux bijoux. »
En guise de conclusion, les coiffes à bouts signalaient au départ les différents statuts de la femme, d’abord vierge, puis prête à s’installer conjugalement et ensuite mariée. De ces différents stades de la vie des femmes, il aura été tiré une signification codée quelque peu sulfureuse, que les femmes martiniquaises contemporaines se sont réappropriées pour illustrer la liberté de mœurs de la femme d’antan lontan, en faire des exemples de femmes « potomitan », ce qui n’est pas si certain dans le contexte immédiat de la sortie de l’esclavage, dans une société marquée par les conventions sociales et le poids de la morale chrétienne.
La catastrophe de 1902 et la disparition quasiment totale de toute la société pierrotine a généré une véritable rupture dans les transmissions des coutumes locales. Tout a brûlé, la mémoire n’a pas pu être sauvée des flammes. La perte de la tradition orale a suscité des réinterprétations des costumes d’époque. Lors des expositions coloniales de Marseille en 1922 et de Paris en 1931, les Antillais présents dans la Maison de la Martinique ne venaient pas nécessairement des Antilles mais de la région parisienne, pour la plupart, héritiers parfois de vêtements dont ils ne connaissaient plus les usages. Alors, était-ce déjà là le début d’une folklorisation du costume et de l’apparition des coiffes à signification ? Le mystère reste entier et nous ne pouvons que nous perdre en conjectures.
Bibliographie
- BEUZE Lyne Rose, et al. Costumes créoles : mode et vêtements traditionnels des Antilles françaises de 1635 à 1948. Fabre Domergue, 1999.
- CESAIRE Ina, Moi Cyrilia, servante de Lafcadio Hearn : 1888 un échange de paroles à Saint-Pierre Martinique, 2009.
- DUFOUGERE William, Madinina, « Reine des Antilles ». Etude de mœurs martiniquaises. Préface de M. le professeur A. Lacroix, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences. Avec 61 reproductions photographiques. Couverture de Pierre Bodard, grand prix de Rome, peintre du ministère de la marine. Frontispice en couleurs de Maurice Millière. Bandeaux et culs-de-lampe d’après les dessins originaux de Colmet d’Age. 1929. https://www.manioc.org/patrimon/PAP11065
- DUREL Pétrus, La femme dans les colonies françaises, études sur les mœurs au point de vue myologique et social, 1898. http://www.manioc.org/patrimon/SCH13279
- GABRIEL-SOÏME Léona, « De la Tit Collet à la Matador » article inséré dans le recueil Ça c’est la Martinique !, 1961
- GARRAUD Louis, Trois ans à la Martinique, 1892. http://www.manioc.org/patrimon/HASH9226a61da9c52d971922e1
- GRANVISIR-CLERC Danièle, Le costume créole à la Martinique de la fin du XIXe siècle aux années soixante, de l’usage à l’instrumentalisation, mémoire d’histoire sous la direction du professeur Serge Mam Lam Fouck, novembre 2005.
- HEAR Lafcadio, Esquisses martiniquaises, 1890. https://www.manioc.org/patrimon/PAP11009
- LEOPOLDIE LESEL, Mireille, et André Exbrayat. La tête chaudière : l’art de sa confection, ainsi que les coiffes à un, deux, trois bouts. Exbrayat, 2022.
- OULIE Marthe, Les Antilles filles de France : Martinique, Guadeloupe, Haïti, 1935. https://www.manioc.org/patrimon/PAP11019
- SALAVINA, Saint-Pierre, la Venise tropicale (1870-1902), 1907.
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